Djebel Chaâmbi Tunis 214 kilomètres Retenu par l’Unesco comme réserve de la biosphère en 1977 le parc national de Chaâmbi a été créé en 1980. Il s’étend sur une superficie de 6723 hectares. Son sommet du même nom avec une hauteur de 1544 mètres est la montagne la plus élevée de Tunisie. Chaâmbi fait partie de la dorsale tunisienne. En pleine zone montagneuse, le parc est couvert de forêts arrosées par une pluviométrie qui oscille entre 400 et 450 mm/an en altitude et 250 mm/an en plaine. Les contrastes de température, en hiver le sommet est souvent couvert de neige et en été des vents du Sud soufflent à plus de 40°C, déterminent la couverture végétale du parc. Le chêne vert prédomine autour du sommet et sur les pentes du versant Nord. Plus bas le manteau végétal est boisé de pins d’Alep avec un sous-bois de genévrier de Phénicie. On trouve également une riche variété de plantes aromatiques comme le thym ou le romarin. Au pied du massif s’étale la steppe d’alfa. Dans le parc coulent cinq sources d’eau douce. La faune du parc est caractéristique de la Dorsale tunisienne avec certaines espèces rares, comme la gazelle de montagne, le mouflon à manchette, ou l’hyène rayée. On rencontre également le sanglier, le chacal, le renard et le chat sauvage, l’hérisson mais aussi des rapaces comme le faucon pèlerin et le percnoptère d’Egypte qui nichent dans les falaises abruptes, l’aigle royal et l’aigle de Bonelli, le circaète-Jean-le-Blanc et l’épervier d’Europe, des oiseaux de proie comme les perdreaux et les passereaux et plusieurs espèces de reptiles et de batraciens. Le parc de Bou Hedma renferme plusieurs sites archéologiques. Dans le parc deux enclaves, Khchem el kelb avec près de 300 hectares et Tella avec une centaine d’hectares, aménagées en réserves naturelles abritent une faune et une flore très diversifiée. Les deux réserves sont recouvertes d’une dense forêt de pins d’Alep. |
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