Carthage
Les fouilles du site ont commencé en 1857; depuis les archéologues ont creusé, gratté, excavé et exhumés trois millénaires où se sont succédé de grandes civilisations.
Les vestiges punique et romain qui se côtoient se superpose ici et là, ne peuvent restituer qu’un faible reflet de ce qui fut jadis la grande Carthage.
Ici la princesse de Tyr, Elyssa, comme raconte la légende, fonda, à la fin du 9ème siècle avant notre ère, Kart Hadasht, la « ville neuve ».
Sur la pente sud de la colline, le quartier punique apparaît tel qu’il était le lendemain de sa destruction par les Romains en 146 avant J.-C. On distingue parfaitement les plans des habitations et des rues s’entrecoupant en angle droit. À Carthage, on découvrira tour à tour, les Ports puniques où ancraient jadis les flottes de la marine de guerre et de commerce. Ils constituaient la clef de la suprématie maritime de Carthage. Le premier port, rectangulaire, était réservé au commerce, caché derrière celui-ci le second port ovale avait une vocation militaire. Il pouvait accueillir plus de 150 embarcations. À une centaine de mètres de là, face à la mer, le quartier d’habitations dit « de Magon », et de l’autre côté des Ports Puniques, à Salammbô, les vestiges du Tophet punique dédié au couple divin suprême de Carthage Baal Hammon et Tanit. Dans ce sanctuaire, les premiers-nés des familles nobles, voués aux dieux, étaient sacrifiés leurs cendres placées dans des urnes étaient enterrées sous des stèles votives. Mais cette coutume des anciens Carthaginois fait encore l’objet d’âpres controverses.
Saccagée et brûlée après la 3ème guerre punique (146 av. J.-C.) par Rome, Carthage renaît de ces cendres. C’est sous l’empereur Auguste (27 av.J.-C. – 14 apr. J.-C.) que la cité est reconstruite selon un plan orthogonal. Elle accède au statut de Colonia Concordia Julia Karthago et devient la capitale de la province romaine d’Afrique. Pendant des siècles, elle restera cette ville célèbre, carrefour de civilisation. Sur une vaste plate-forme, érigée sur des piliers au sommet de la colline de Byrsa, se dressait le Forum romain avec ses monuments publics et religieux. Des maquettes, exposées au Musée National de Carthage, au lieu même de l’ancien centre, restitue ce vaste ensemble, dont il ne subsiste que très peu de vestiges. Les Thermes d’Antonin construits au 2ème siècle en bord de mer sont les vestiges les plus impressionnants de la somptueuse Carthage romaine. Ils égalaient par leur décor et leur dimension les Thermes de Caracalla à Rome.
Dans le quartier des villas romaines construites sur la colline de l’Odéon, la villa de la volière, offre un splendide panorama sur le golfe de Tunis. Cette belle villa, ouvre sur un péristyle orné d’ une mosaïque représentant une volière, a été restaurée et transformée en Antiquarium. Elle est représentative de ce type de maisons patriciennes. À quelques pas du parc des villas romaines, le Théâtre. Cet impressionnant monument, construit au 2ème siècle et maintes fois restauré, accueille aujourd’hui le Festival international de Carthage. De nombreuses statues de marbre trouvées autour de la scène, dont une statue colossale d’Apollon, sont exposées au Musée du Bardo. À la périphérie de la cité, les Citernes de la Malga qui étaient constituées de 24 vastes citernes parallèles sont encore presque intactes. C’est l’Aqueduc de Zaghouan qui alimentait cette réserve d’eau principale de la ville. Un peu plus loin l’Amphithéâtre romain à arène ovale pouvait accueillir plus de 35 000 spectateurs. Il tient sa célébrité des combats sanglants entre gladiateurs et bêtes sauvages. Carthage, devenant un des pôles du christianisme naissant, s’est dotée de nombreuses basiliques. Au nord-est s’étalent les vestiges de la célèbre basilique de Damous el Karita. Elle faisait partie d’un ensemble basilical, comprenant une deuxième basilique, des chapelles, un baptistère et une rotonde souterraine, entourée de colonnes.
À voir aussi le site de la basilique, édifié à la mémoire de Saint Cyprien, évêque de Carthage, condamné à mort lors des persécutions, et le musée paléochrétien.
Depuis 1985 Carthage figure sur la Liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.
Tunis 16 kilomètres
Horaires d’ouverture du 16.09 au 31.03 de 8h30 à 17h00
du 01.04 au 15.09 de 8h à 19h
Tél. : 71 730 261
Droits d’entrée 7,000 DT (billet unique pour la découverte de tous les vestiges)
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