900 - 1159 Les Fatimides, descendants de Mohamed par Fatima, sa
fille et Ali son gendre, étaient considér&e acute;s par
leurs partisans comme ayant seuls des droits légitimes à
la souveraineté. Pour faire triompher ces droits, des missionnaires
parcouraient les pays d’Islam. En envahissant la Tunisie en 909
les califes fatimides, sous la conduite de Obayd Allah, considéraient
la Tunisie comme une base d’opération d’où l’on
pouvait conquérir les pays d’Orient. Un réveil de
l’agitation Khâréjite suite à de lourds impôts
mit la puissance fatimide à deux doigts de sa ruine. En 973, en
conquérant l’Egypte, les Fatimides allaient abandonner la
Tunisie, et installer un gouverneur de la famille des Ziri . Les Zirides
mettront en valeur le pays. Une agriculture assez variée, quelques
industries et le commerce extérieur alimentaient largement le trésor,
permettant aux Zirides un faste qui se manifestait en toute occasion.
Mais pour avoir rejeté leur obédi ence les Fatimides envoyèrent
les tribus nomades des Beni Hilal et des Beni Solaïm pour dévaster
l’Ifriqiya. D’autre part les côtes attaquées
par les Chrétiens - Pisans et Gênois - dès la fin
du 11e siècle, Normands de Sicile pendant la moitié du 12ème
siècle - furent occupées à plusieurs reprises. Né d'un mouvement religieux berbère, la puissance des Almohades, qui avait pris naissance au Maroc, s’était rapidement étendue sur le Maghreb. Ce fut encore pour la Tunisie à la fin du 12ème siècle une époque d’impitoyables dévastations. Il fallut envoyer un gouverneur énergique, membre de la vieille famille marocaine d’Abou Hafç. Il rétablit l’ordre et l’obéissance aux Almohades, mais en même temps il se créa une puissante situation personnelle qui se transforma en autorité indépendante. |