Bijoux

Le savoir faire en matière d’orfèvrerie remonte en Tunisie à l’Antiquité. Il a depuis été enrichi sous l’influence de cultures variées.
Il existe quatre catégories de bijoux : les bijoux de Tunis d’inspiration turque et européenne, les bijoux de la côte orientale d’influence égyptienne et syrienne, les bijoux de l’Ouest semblables à ceux d’Algérie, et enfin les bijoux du sud. Ces parures sont employées à orner aussi bien le poignet, que la tête, le buste, et les chevilles. Les principaux métaux utilisés sont l’or et l’argent (surtout pour les bijoux berbères). On trouve cependant aussi des petites merveilles en corail dans les alentours de Tabarka. Certains motifs de bijoux, comme la khomsa (main de Fatma) et le poisson sont très fréquents; ils symbolisent la protection et protègent du mauvais oeil. Ces portes bonheur figuraient déjà sur les stèles puniques et les mosaïques romaines. Mais les bijoux étaient jadis aussi une protection, une sécurité financière pour les femmes. Faisant partie de la dot de la mariée, ils étaient conservés en cas de séparation, et constituaient une assurance économique.


Le burnous

Le burnous est une lourde cape en laine, sans manches, agrémentée d‘un capuchon. Il est l’équivalent du manteau. Enfilé par-dessus les habits, ce vêtement traditionnel préserve parfaitement du froid, et surtout du vent. Il n’est pourtant pas à confondre avec la « kachabiya », très appréciée dans le nord du pays. Semblable au burnous en tout point, celle-ci ne se distingue que par ses rayures brunes et blanches. En déclin dans certaines régions, ce manteau reste cependant très présent dans le sud de la Tunisie, notamment chez les nomades du désert.