La calligraphie

Contrairement à de nombreuses religions, l’islam privilégie l’art abstrait à la représentation figurative. Celle-ci, conçue comme un acte de sacrilège visant à se mesurer à Dieu, est définitivement interdite à partir du 9ème siècle dans des recueils de Hadith (récits parfois légendaires de la vie de Mahomet). La calligraphie, soit l’art d’écrire, devient alors l’expression la plus caractéristique de l’art islamique. Destinée initialement à accompagner et à ornementer les textes saints, la calligraphie s’est peu à peu libérée de ce rôle secondaire pour devenir un art décoratif à part entière. Dans ses expressions les plus complexes et ornementales, elle se fait même parfois illisible. La calligraphie arabe se divise en deux genres : l’écriture coufique (épaisseur uniforme des lettres - angles droits), et l’écriture cursive (souplesse et finesse des lettres). Cette dernière prend son essor à partir du 11ème siècle aux dépens du coufique, puis finit par le supplanter entièrement. Cependant, utilisée comme décors épigraphiques pour les monuments, la calligraphie qui est alors sculptée dans la pierre ou le stuc, ou représentée sur les faïences, reste fidèle à son genre initial, le coufique, plus sobre et plus adapté à de telles applications.  


Café arabe

C’est un café fort et sucré. On le prépare dans une Zézoua, récipient au fond large et au goulot étroit, muni d’un long manche. On verse  simultanément l’eau, le sucre et le café moulu très fin. Le contenu est alors porté à ébullition une ou deux fois jusqu’à ce que se forme une mousse à la surface. Il est ensuite servi dans de petites tasses. On y ajoute parfois quelques gouttes de fleur d’oranger. Dans le marc du café les tunisiens aiment lire l’avenir.