La céramique
Apparaissant dès l’Antiquité, la céramique tunisienne porte les traces des différentes civilisations qui ont jadis conquis et dominé la Tunisie.
Importée par les Phéniciens, elle a souvent était le produit de diverses influences : romaine, byzantine, musulmane, et turque, mais aussi andalouse et italienne. De nos jours encore, la céramique tunisienne ne cesse d’évoluer ; les couleurs traditionnelles comme le jaune et le vert ont depuis longtemps été supplantées par d’autres teintes, le bleu et le blanc par exemple. De même, les typiques décorations florales et géométriques sont peu à peu remplacées par des motifs animaliers.
La fabrication de la céramique n’est pourtant plus artisanale ; la grande majorité des carreaux de faïence, plats, récipients, tasses etc... est actuellement produite à la chaîne. De même que la production artisanale, les jarres à la capacité de deux cents litres, autrefois indispensables pour garder les réserves d’huile d‘olive et de grains, ont peu à peu disparu, du moins dans un point de vue fonctionnel.
Alors que les potiers de Guellala (Djerba) détenaient autrefois le monopole, c’est à Nabeul, ville côtière à l’argile extrêmement fine, que la céramique est aujourd’hui essentiellement confectionnée, pour ensuite être vendue à travers toute la Tunisie.
Chéchia
Encore une spécialité tunisienne. Sortir tête nue n’était pas concevable. Couvre-chef traditionnel la chéchia est un bonnet de laine rouge qui connaît aujourd’hui un renouveau. Le siècle dernier le commerce de la chéchia était un des plus importants et des plus florissants. La chéchia était exportée vers le Moyen-Orient et les Balkans. Des ateliers de fabrication existent encore au souk des chaouachis de la médina. Au Musée des Arts et Traditions populaires une salle est consacrée à son histoire et à sa fabrication.
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