La poterie berbère

C’est à Sejenane (entre Bizerte et Tabarka), que cette poterie à tonalité ocre est encore produite aujourd’hui, selon les mêmes procédés qu’il y a quelques siècles. À l’aide de jus de lentisque ou de goudron, les femmes de la région ornent les vases, coupes, et assiettes de motifs géométriques et animaliers. La poterie berbère ne se limite pourtant pas aux accessoires de la vie quotidienne ; des figurines naïves comme des maternités mais aussi des oiseaux et des chameaux sont également une spécialité de la poterie de Sejenane. Celle-ci est avant tout appréciée pour sa simplicité, et peut-être même pour ses petites imperfections, qui font toute sa beauté.

Les souks

Le mot souk signifie en arabe marché, ruelles marchandes. Celles-ci sont alors situées au cœur de la médina. Les souks sont nombreux et très diversifiés ; les quartiers et les boutiques se ressemblent néanmoins par l’impressionnante exposition de la totalité de la marchandise, pouvant aller du sol au plafond. Une autre caractéristique des souks est le marchandage : celui qui refuse de s’y prêter risque de payer trois fois le prix réel d’un article. Les souks sont organisés selon un schéma type : les commerces de même spécialité sont regroupés autour d’un axe principal, généralement couvert, accentuant ainsi l’aspect étroit des ruelles. Parmi les plus renommées comptent le souk des tisserands (Hukkiya), des babouches (El Blaghjia), du tissage de la soie (El Hrayriya), des bonnets de laine (Ech Chaouachiya), et le souk des parfums. Ce dernier, le souk El Attarine, est sans doute le plus séduisant des souks de la médina. On y trouve toutes les senteurs exaltantes de l’orient, comme le jasmin, la rose, le musc, l’ambre, l’encens...